Forte & vulnérable
Aujourd’hui, je voulais vous parler de moi !
Une fois n’est pas coutume, je parle des femmes en général mais rarement de moi et de mon parcours.
Pourtant, NAFLORA n’est pas née par hasard. Je ne me suis levée un jour en me disant “tiens, un message qui parlerait aux femmes c’est vendeur non ?”.
🐣 La naissance de NAFLORA
En 2010, je venais d’accoucher de mon 2ème fils et la Belgique était frappée par une vague de neige et de froid atteignant les -20. J’avais d’ailleurs une bronchopneumonie quand j’ai reçu un appel de mon père. “Bruno est parti. Il a mis fin à ses jours.”.
Bruno, était mon demi-frère. SI je dis cela, c’est pour expliquer que nous n’avions pas un lien spécialement proche du à l’écart d’âge mais aussi car il n’était quasiment jamais à la maison. Il était le fils du premier mariage de ma mère et il passait ses week-end chez sa grand-mère ou son père. Mais il était pour moi : mon frère. Celui qui riait fort, qui semblait détacher de tout mais travailleur et courageux dans son quotidien.
Ce coup de fil je l’entends encore et je vois la détresse de ma mère et de mon père pour qui, d’ailleurs, Bruno était comme son propre fils. Je pense aussi à la fille de mon frère qui était encore une petite fille et qui a traverser cette épreuve comme elle a pu et qui est devenu une femme courageuse et généreuse.
Ce décès a changé ma vie mais surtout mon “moi” profond.
🍷 L’alcool comme anesthésiant
2010. C’est là que l’addiction m’a gagnée ! L’alcool. J’ai commencé à boire pour me sentir plus “gaie”, essayer de rendre le sourire à mes parents, supporter les pertes d’emplois successives, les problèmes de couple. Durant 15 ans j’ai bu. L’alcool a été ma béquille de survie mais aussi pour creuser ma tombe. Bon, creuser sa tombe avec une béquille ça prend du temps 😉. Il faut bien ajouter un peu d’humour à tout cela non ?
💑 Le couple
Je ne m’étendrais pas sur le sujet car je peux dire que j’ai vécu avec un homme travailleur, qui a été un bon père, courageux mais son excès de “contrôle” m’a enlevé toute confiance en moi. Je ne peux dire qu’une seule chose sur cela : insuffisante. J’étais toujours insuffisante à ses yeux.
Jusqu’à ce que je me réveille un jour et que je me demande comment on avait pu en arriver là. Moi, je m’affirmais de plus en plus et notre relation n’était plus qu’un bras de fer incessant. Un terrain miné qui faisait souffrir nos enfants surtout mon aîné.
💊 La maladie
Ma maman a toujours été fragile nerveusement et en proie à des choses qui la dépassaient. Résultat ? Schyzophrénie à tendance bipolaire ou l’inverse mais ce sont des maladies qui à l’époque étaient beaucoup moins connues et surtout ce sont des personnes très difficiles à soigner.
Mon père a vécu un enfer durant des années. Moi, j’étais témoin du mal que mon père vivait mais aussi consciente que ma mère n’en pouvait rien.
Et attention, lorsque je parle de cela c’est vraiment avec un amour énorme pour mes 2 parents. J’ai toujours été très fusionnelle avec mes parents et même, si bien sûr, ils ont fait des erreurs comme tout parent, je leur dois tellement, qu’une seule vie ne suffirait pour leur rendre ce qu’ils m’ont offert.
Tout cela n’est pas très gai n’est-ce pas ? Mais où est-ce que je veux en venir avec cela ?
Quand certaines personnes semblent anéanties par quelque chose de si “petit” et qu’à côté de cela des personnes se battent pour survivre et nourrir leurs enfants avec le sourire … on peut penser que nous ne sommes pas tous égaux face à la “résilience”.
Ce mot tellement “tendance” pour exprimer de faire face à un trauma une force ou d’en faire quelque chose de positif.
Mais, si quelqu’un peut parler de résilience : je pense que j’en fait partie.
Aujourd’hui, quel est mon message derrière ce déferlement d’évènements négatifs. C’est que j’ai souvent été une femme chancelante, fragile mais que je suis toujours là!
La force que j’ai pu trouver pour avancer dans ces moments, elle m’est venue de : mes enfants, parfois l’alcool si je suis très honnête et désolée si cela vous déplaît mais aussi d’une force intérieure que je ne soupçonnais pas.
Moi qui était la petite fille à son papa, timide, introvertie, calme. Je me suis révélée battante, obstinée et j’ai toujours tenté d’être juste dans mon rapport aux autres. Encore faut-il que la personne en face puisse elle-même se remettre en question. Mais cela c’est une autre histoire 😆.
“Traîte les autres comme ils te traitent.” serait ma devise aujourd’hui.
Un soir, j’ai dîné avec 3 amies dont 1 était “censée” être une de mes meilleures amies.
A l’époque, j’étais très négative. Séparation, drogue chez un proche et menace de mort sur ma personne donc … des choses assez graves.
Je lui avait plusieurs fois exprimé que j’étais au bout du rouleau et que j’avais des idées noires.
Ce soir là, elle a commencé à parler d’une personne, qui n’était pas moi, mais elle a terminé en disant “Moi, les gens qui veulent se suici…, j’ai envie de leur dire vas-y et fous nous la paix!”. C’est la dernière fois que je l’ai vue.
Ses paroles m’ont fait tellement de mal😣.
Alors que ce genre femme remet son couple en question parce que son mari a laissé trainer ses chaussures sales.
J’ai pensé tout ce qu’il y avait à penser d’elle car ce n’était pas la première fois qu’elle m’avait traité non comme une amie mais presque comme une option voir un parasite. J’ai coupé les ponts.
Aujourd’hui, derrière ce parcours chaotique, ce que je veux exprimer c’est que tu n’es pas seule. Bien sûr, certaines personnes te decevront et ne seront pas là pour toi mais tu as en TOI énormément de force. Bien plus que tu ne le penses !
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J’aime les échanges constructifs où l’on peut se soutenir sans jugement et sans valeur de “moi c’est plus grave”.
A très bientôt 🫶