Oser être imparfaite

Pourquoi attendre d’être prête

est le meilleur moyen de ne jamais s’aimer

Ne jamais se sentir prête est un mélange de peurs et de perfectionnisme.

C’est aussi un sentiment d’illégitimité dans certains cas alors que nous devrions nous rappeler que notre vie n’est pas une salle d’attente. Plus tard, sera bien souvent trop tard.

1. Le mythe de la perfection totale

L'idée qu'il existe un curseur à atteindre avant de commencer est la forme la plus sophistiquée de la procrastination. On appelle cela le perfectionnisme paralysant.

En attendant d'être "prête", on ne fait pas que perdre du temps ; on perd de la vie.

Tu veux attendre de te sentir plus belle, mieux dans ta peau et, peut-être, d’avoir perdu quelques kilos pour aller à ce cours de danse avec talons. Et si c’était l’inverse ? Commence ce cours et tu te sentiras plus belle et mieux dans ta peau.

Tu l’auras compris, c’est l’action et des changements, même petits, qui vont t’apprendre, qu’en fait il n’y a pas de raison d’attendre pour se sentir mieux.

2. Pourquoi ce jour n’arrivera jamais

En disant éternellement “Plus tard lorsque ceci ou cela sera fait” tu donnes l’image à ton cerveau que tant que ces choses ne sont pas faites … le reste n’arrivera pas.

J’ai lu cette phrase l’autre jour “La vie n’est pas une salle d’attente !”. Est-ce que cela te parle ? À moi, énormément et c’est la stricte vérité.

Alors choisi quelque chose que tu repousses et dis-toi que tu as le droit et que tu es suffisante pour commencer là maintenant.

3. comment transformer ton hésitation en élan

L'hésitation n'est pas un signal d'arrêt, c'est une énergie qui stagne. Pour la transformer en élan, il faut briser la réflexion circulaire par une action physique, aussi minuscule soit-elle.

Considéres ton hésitation comme le moteur d'une voiture au point mort : elle vrombit, elle consomme, mais elle n'avance pas.

Pour enclencher la première, appliquez la règle des cinq secondes : dès que vous sentez le doute monter, comptez à rebours — 5, 4, 3, 2, 1 — et lancez-vous sans laisser à votre cerveau le temps de fabriquer une excuse.

En passant de la tête aux mains, tu dégonfles ta peur. L’élan ne naît pas de la certitude, il naît du mouvement.

4. Inverser la peur : Le coût de l'inaction

On a peur de ce qui pourrait arriver si on se lance, mais on oublie d'avoir peur de ce qui arrivera si on ne fait rien.

  • La piste : Prends une feuille et trace deux colonnes. À gauche, écris tes peurs liées à l'action ("On va me juger", "Je vais échouer"). À droite, écris le coût de ton inaction dans 1 an, 5 ans, 10 ans ("Je serai toujours au même poste", "Je nourrirai des regrets", "Ma confiance sera brisée").

  • L'effet : Généralement, la colonne de droite devient beaucoup plus effrayante que celle de gauche. C'est le meilleur carburant pour l'élan.

Conclusion

Nous avons été éduquées pour fêter les bonnes notes, pas le fait d'avoir rendu la copie.

  • La piste : Félicite-toi dès que tu as osé faire quelque chose, peu importe l'issue. Tu as envoyé ce mail stressant ? Prends un café plaisir. Tu as osé dire non ? Célèbre ton courage.

  • L'effet : Tu reprogrammes ton cerveau pour qu'il trouve de la satisfaction dans l'acte d'oser plutôt que dans la validation extérieure.


Suivant
Suivant

L’art comme refuge